FAIRE EVOLUER LES JARDINS : MOINS D’ENTRETIEN ET PLUS DE DIVERSITE
Le Conseil Syndical a engagé un plan pluriannuel d'évolution de nos espaces verts, en donnant la priorité cette année aux deux entrées de la résidence, côtés Roquette et Bullourde.
Cette opération est menée sous la supervision d'une paysagiste qui conçu la transformation des espaces et à qui nous avons demandé d'expliquer sa démarche :
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" La bonne plante c’est celle qui est adaptée au sol, à l’ensoleillement, aux températures et la place qu’il y a à l’endroit où on la plante.
Les jardins de la résidence évoluent, comme les végétaux, entités vivantes, aux dynamiques saisonnières.
Pour accompagner et améliorer cette évolution, des travaux de jardinage ont été réalisés en deux lieux emblématiques : la roseraie côté Roquette et les jardinières de l’entrée Bullourde.
Une première étape était de transplanter des végétaux inadaptés par leur développement trop important ou leurs besoins. La majorité des végétaux étaient en bonne santé et ont pu être replantés à divers endroits plus pertinents des jardins.
Ensuite, de nouvelles plantations ont été réalisées, pour compléter les espaces existants avec des plantes plus adaptées aux deux endroits.
Pour la roseraie, c’est un choix de végétaux d’ombre dits « de bruyère » demandant une terre plus acide. A l’ombre des gleditsias donc, un érable du Japon remplace le rosier tige trop abîmé pour être transplanté, avec des bruyères à floraison d’été et d’hiver, des heuchères, des tiarelles, et des bulbes fleuris en plus des rosiers bas existants.
Au fond au centre des charmilles, un jeune daphné odorant, dit bois joli, est planté avec des bruyères et les rosiers existants.
Dans la partie plus ensoleillée de la roseraie, des arbustes et vivaces nécessitant moins de fraîcheur comme le pittospore nain, la lavande, la gaura, l’euphorbe, le fragon, le thym et la sauge sont mélangés avec des fougères persistantes et des petites pervenches couvres sol. Des cyclamens sont plantés au pied des arbustes.
À l’entrée, à proximité des vélos, les seringats ont été transplantés en fond de jardin où ils ont plus de place pour se développer sans être taillés. À leur place, des arbustes bas, persistants et fleuris comme le camélia et le rhododendron nain sont plantés devant les hibiscus transplantés depuis le côté Bullourde.
Du côté de l’entrée Bullourde, la triple jardinière centrale de l’escalier est plantée de végétaux peu demandeurs en eau et adaptés à un bel ensoleillement comme les lavandes, romarins, euphorbes, pittospores, thyms, agapanthes, gauras et bulbes d’ails d’ornement. Deux beaux sujets remarquables sont plantés dans ce massif « méditerranéen » : un cerisier à fleurs japonais fastigié « Amanogawa », et en contrebas, un magnolia de Soulange aux floraisons décalées.
Dans les jardinières le long de la rampe d’entrée, on retrouve des plantes d’ombre et de sol plus humide comme les acanthes en contrebas, les azalées, le rhododendron nain, les fougères persistantes, les hostas, les heuchères, les carex, les acores, des bulbes d’iris, tulipes et narcisses, et des couvres sol comme la petite pervenche et le cyclamen.
Les piracanthas aux épines gênantes le long de la rampe sont transplantés dans les deux jardinières du passage Bullourde, avec des bulbes fleuris.
Toujours dans cet objectif d’optimiser la gestion des jardins de la résidence, les nouvelles plantations sont des végétaux dits vivaces qui nécessitent éventuellement une taille annuelle (comme les lavandes ou les gaulas par exemple), et refleurissent chaque année, contrairement aux plantations annuelles classiques de pâquerettes ou géraniums.
De plus, les espaces nouvellement plantés, sont complétés par un paillage du sol (paillis de chanvre), pour garder l’humidité et la fraîcheur du sol en été, protéger du froid en hiver, réduire la prolifération des adventices (« mauvaises herbes »), et par sa décomposition, le paillage améliore progressivement la richesse du sol existant.
Ainsi, à chaque entrée, chacun pourra apprécier chaque jour les évolutions du jardin, au fil des saisons et des années, la consommation des ressources sera optimisée, et l’équipe d’entretien pourra se concentrer sur des tâches autres que le désherbage et la taille, telles que la tonte plus fréquente des espaces enherbés, l’entretien des arbres et arbustes de manière plus spécifique, et d’autres évolutions du jardin au quotidien."
Charlotte Calandre - Paysagiste Conceptrice
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