Publié par Lutèce 2000

Le passage Bullourde 
Le passage Bullourde tient son nom d'un propriétaire terrien, probablement datant du xixe siècle. En 1910, dans son ouvrage Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements, Félix de Rochegude mentionne le passage comme suit : « Au 14 [de la rue Keller], s'ouvre le passage Bullourde, qui contient lui-même une cité Lesage-Bullourde (nom de propriétaire.) ». Ouverte en 1864, cette voie est classée dans la voirie parisienne par arrêté du .

La ”Cité Lesage-Bullourde” 
L'îlot insalubre no 6 - Paris en compte officiellement seize, dont les deux tiers sont concentrés au nord, à l'est et au sud-est de la capitale, et qui abritent au total plus de 150 000 personnes - englobe notamment la cité Lesage-Bullourde, située de part et d'autre d'une voie ouverte entre les numéros 119 et 121 de l'avenue Ledru-Rollin, dans le onzième arrondissement.

Construite dans les dernière années du dix-huitième siècle, avec des matériaux provenant de la démolition de la Bastille, cette cité se compose de onze bâtiments fort délabrés appartenant au même propriétaire et qui sont occupés par 199 foyers, comptent 538 personnes, dont 179 enfants.

C'est en 1917 que la cité Lesage-Bullourde fut déclarée impropre à l'habitation : il fallut attendre 1953 pour que soit décidée sa destruction, et surtout que soit établi un projet de relogement de ses occupants. À cette époque l'administration préfectorale conclut d'une part à la nécessité de rechercher, en dehors de la cité, " des terrains propres à l'implantation d'immeubles dans lesquels seraient logés les familles évincées ", d'autre part à la possibilité " de réserver sur les terrains dégagés par la démolition des immeubles la superficie nécessaire à l'édification d'une petite cité artisanale et commerciale ".

Le Monde - Publié le 30 janvier 1957

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